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Gesves - Tocky-Gare: La solidarité n'a pas de frontières

Freddy Gillain - Vers l'avenir - 2006-04-11

Une délégation gesvoise vient de rentrer du Sénégal. Elle a entendu des milliers de mercis pour des réalisations bien concrètes.

LE VENDREDI 31 MARS, à 16 heures, le sénateur-bourgmestre Philippe Mahoux quittait Gesves, à la tête d'une délégation composée du secrétaire communal Daniel Bruaux, du directeur de l'école de l'Envol Christian Deglim, du conseiller communal Pierre Furnémont, d'une enseignante Michèle Visart et de deux jeunes du patro de Gesves Florence Peytier et Pauline Beck.

Quatorze heures plus tard, après une brève escale à Lisbonne, le groupe arrivait dans les faubourgs de Dakar, pour une courte nuit.

La route était encore longue avant d'atteindre Tocky-gare, destination de la délégation qui y est arrivée après six heures d'un trajet parsemé d'embouteillages monstres à la sortie de la capitale sénégalaise ou aux abords des carrefours routiers.

Marathon

Les valises à peine déposées, commençait le marathon. Daniel Bruaux et Christian Deglim, véritables chevilles ouvrières de la coopération gesvoise étaient sur le pied de guerre, prenant les premiers contacts avec les autorités de Tocky-gare, tandis que le sénateur-bourgmestre dégageait les premières priorités avec les chefs des cinq villages qui allaient bénéficier du deuxième projet.

La journée de dimanche était réservée à l'inauguration du projet terminé à Tocky-gare. Après le discours de bienvenue du président de la communauté rurale, commençait la visite des réalisations.

Course contre la montre La journée de lundi a été une véritable course contre la montre. Rencontres sur rencontres, contacts et explications à quatre reprises avec les présidents des communautés rurales, les chefs de villages et les différentes associations en vue de présenter les grands axes du nouveau projet, qui s'étalera sur trois ans.

Après un repas dans une famille sénégalaise, la délégation gesvoise a repris la route pour une rencontre avec des enseignants, en vue de délimiter les besoins qu'ils rencontrent dans leur enseignement, au point de vue du matériel et des méthodes pédagogiques elles-mêmes. Entre-temps, rencontre brève avec le gouverneur et le préfet, avant une séance de travail du secrétaire communal avec l'association des secrétaires des communautés rurales. Ceux-ci, au départ étaient tous volontaires et espèrent voir leur statut officiellement reconnu par l'État central. Ils se disent partie prenante dans un projet de formation aux nouvelles techniques de l'informatique.

La fête nationale La délégation belge espérait la " drache nationale ", pour la fête de l'indépendance, à Patar mais elle n'est pas venue. Prévues à 9h30, les festivités ont débuté deux heures plus tard. Le public, estimé à quelque 5000 personnes, attendait patiemment. Et pendant ce temps-là, les organisateurs continuaient à monter les tentes qui devaient en principe protéger du soleil. Le défilé a ensuite commencé. Les enfants des écoles, les cultivateurs du coin, les danseurs de tout genre, sans oublier le traditionnel lever des couleurs et l'hymne national chanté, en choeur par les enfants et la foule. Puis, discours, remerciements, ans les deux langues et remise des cadeaux et des décorations.

À l'issue de cette fête, le sénateur -bourgmestre a repris le chemin du retour.

Le reste de la délégation a encore rencontré une délégation des jeunes, les responsables d'un centre de maraîchage, le trésorier régional, et une dernière fois les présidents des communautés rurales pour coordonner le tout. Les deux enseignants Christian Deglim et Michèle Visart ont eu un contact fort constructif avec l'inspecteur départemental de l'enseignement, chargé de la pédagogie.

C'est vendredi que la délégation s'est préparé à quitter le Sénégal pour atterrir à Bruxelles, samedi vers 16h, après avoir raté la correspondance à Lisbonne.


Du Sénégal, Freddy GILLAIN

 

 

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