La fin de l’expérimentation animale ?
Communiqué de presse - - 2006-11-29

La proposition de résolution du sénateur socialiste Philippe Mahoux relative aux alternatives scientifiques à l’expérimentation animale dans le domaine de la recherche biomédicale vient d’être adoptée par la Commission des affaires sociales du Sénat.
De quoi s’agit-il ?
Durant les quinze dernières années, c’est près de 100.000 nouveaux produits chimiques qui ont été introduits dans notre environnement. Ces produits, comme l’indique plusieurs enquêtes de Greenpeace et de WWF, sont pour une grande part responsables des maladies les plus inquiétantes de notre société: cancer, maladies neurologiques, stérilité, allergies et affections respiratoires.
La toxicité de ces substances est mise en évidence par diverses méthodes, dont la principale est le recours aux tests sur animaux.
L’expérimentation animale, si elle demeure encore aujourd’hui la référence, est, selon certains scientifiques, adoptée faute de mieux.
Il est toujours impossible de prédire, si pour telle substance administrée à telle dose, la réaction humaine sera la même que celle observée sur tel ou tel animal.
Ainsi, tirant parti des découvertes en génétique humaine, certains scientifiques proposent aujourd’hui le recours au Programme de toxicologie scientifique (PTS) pour évaluer de manière fiable la toxicité des substances chimiques.
Plus exactement, ils recourent à une discipline naissante, dénommée la génomique. Elle est apparue lors des dernières étapes du séquençage du génome humain à la fin des années 90 et préconise l’utilisation de cellules humaines et d’ADN humain garantissant ainsi que les résultats observés sont fiables pour les humains.
Ces experts estiment donc qu’il est superflu et inutile d’un point de vue scientifique de recourir à l’expérimentation sur les animaux.
Cette proposition de résolution du Sénateur Philippe Mahoux demande donc au gouvernement :
1. De réaliser une étude scientifique en vue de déterminer la fiabilité du PTS en tant que méthode « alternative » ou « substitutive » à l’expérimentation animale dans le domaine de la recherche biomédicale.
2. De réaliser une étude de faisabilité en vue de la création d’un Centre belge de toxicogénomique.
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