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« Obama, un espoir dans le dossier des armes à uranium appauvri »

- - 2009-07-02

La chambre a voté à l’unanimité la proposition de loi de Philippe Mahoux visant à interdire le financement des armes à uranium appauvri. La Belgique devient ainsi le premier pays au monde à interdire ces armes ET son financement.

La loi du 11 mai 2007 complétant la loi sur les armes du 8 juin 2006 en ce qui concerne l'interdiction des systèmes d'armement à l'uranium appauvri est entrée en vigueur le 21 juin dernier. Cette loi sur les armes interdit purement et simplement de « fabriquer, réparer, exposer en vente, vendre, céder ou transporter des armes prohibées, en tenir en dépôt, en détenir ou en être porteur ».

La Belgique est le premier pays à faire ce pas en ce qui concerne les armes à Uranium appauvri, comme elle l’a été pour les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions.

Aujourd’hui, c'est l’interdiction du financement de ces armes qui est chose acquise grâce à la loi Mahoux.

Le sénateur socialiste considère que si ces armes sont interdites, leur financement doit l’être aussi. C'est la même logique qui a prévalu pour les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions. Le sénateur PS avait en effet déposé une proposition de loi le 17 avril 2008, devenue loi le 20 mars, 2007 interdisant le financement de la fabrication, de l’utilisation ou de la détention de mines antipersonnel et de sous-munitions. La Belgique devenait le premier pays à prohiber le financement de ces armes destructrices.

L'interdiction du financement des armes à uranium appauvri entrera en vigueur le jour de la publication de la loi au Moniteur belge.
Ces armes ont notamment été utilisées en Irak, d’où les Etats-Unis se retirent depuis quelques mois.
A l’heure où ce désengagement s’accélère, Philippe Mahoux souhaite attirer l’attention de la communauté internationale sur les dégâts causés par l’utilisation d’armes à uranium appauvri. Les risques engendrés par l’usage de l’uranium appauvri étaient connus avant la première guerre du Golfe. Le Docteur Jawad AL ALI, médecin à l'hôpital de Basorah, était au Parlement belge le 18 juin afin de présenter les dégâts causés par l’Uranium appauvri pendant la deuxième guerre du Golf.
Les troupes américaines se retirent d’Irak, mais la présence militaire américaine en Afghanistan (60 000 soldats américains à partir de cet été) s’intensifie. Tout laisse à penser que des armes à uranium appauvri sont à nouveau utilisées en Afghanistan, avec les dégâts que l’on connait pour les populations civiles.
Philippe Mahoux, va interpeller le Gouvernement belge à ce sujet. Mais le sénateur PS a d’ores et déjà pris contact avec l’administration Obama (via la site web de la Maison blanche). Le nouveau président américain représente en effet un espoir important dans le domaine. L’objectif est de demander aux belligérants d’assumer financièrement les dégâts laissés sur les populations et sur l’environnement par l’usage de ces bombes sales.
Une première étape doit consister à identifier la quantité utilisée d’armements à uranium appauvri utilisée pendant la deuxième guerre du Golfe. Ensuite, une évaluation du coût du nettoyage des zones encore contaminées doit avoir lieu, de préférence sous les auspices des Nations Unies. Pour le futur, l’usage d’armes contenant de l’uranium appauvri doit être prohibé.
C’est dans cette optique que le chef de groupe du PS au Sénat, M. Philippe MAHOUX, demande au Président américain Barack Obama de :
- collaborer à un effort international consistant à un engagement de ne plus utiliser d’armes contenant de l’uranium appauvri dans les prochains combats;
- demander à son administration de fournir des données précises de la quantité d’armes et matériel à base d’uranium appauvri utilisés en Irak depuis le 20 mars 2003.

 

 

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