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Pour que les sondages ne soient plus les perdants des élections

- - 2009-10-03

Au lendemain des dernières élections, l’ensemble du monde politique et les médias s’accordaient sur une chose : les sondages étaient les grands perdants des élections.

En effet, le résultat des élections s'est avéré largement différent des sondages d’opinions réalisés et diffusés avant celles-ci.

Des sondages d’opinion réalisés auprès d’un échantillon réduits ont été présentés avec une marge d’erreur supérieure à 4%, voire à près de 5%.

Des sondages avec une telle marge d'erreur ne reflètent pas la réalité mais peuvent influencer le public dans des sens divers.

Le président du Groupe socialiste du Sénat Philippe Mahoux propose d’encadrer la diffusion de ces sondages. Il a déposé une proposition de loi visant à réglementer les sondages d’opinion politique réalisés et publiés avant chaque élection.

Philippe Mahoux propose que soit interdite toute diffusion de sondage politique durant les 40 jours précédant une élection, qu’elle soit européenne, fédérale, régionale, communautaire ou communale.

De plus, il est indispensable, pour le président du Groupe PS du Sénat, de s’assurer que les sondages présentent un degré de fiabilité suffisant. A cet égard, Philippe Mahoux propose de n’autoriser que la publication de sondages politiques qui ne dépassent pas 2% de marge d’erreur.

Enfin, il propose de rappeler à l’occasion de chaque publication de sondage, le caractère indicatif de ceux-ci, avec cette mention : « Les sondages ne font pas une opinion, ils l’éclairent ! ».

Philippe Mahoux souhaite, avec sa proposition, en concordance avec les nombreuses déclarations postélectorales, susciter le débat autour de ces sondages. Pour que la qualité prime sur la quantité des sondages, il est important de mener une réflexion sur le sujet.

 

 

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